La mise en commun des compétences des membres du Club
NUMERIC permet aux adhérents de bénéficier
d'un assortiment de prestations adaptées à leurs
besoins.
L'entraide favorise le partage du savoir et le contact entre
les adhérents, c'est aussi un excellent moyen pour
faire progresser les connaissances de chacun.
Depuis l'échec de la conférence de Copenhague, suivi par l'abandon de la taxe carbone et la remise en cause du "Grenelle de l'Environnement", J'ai la nette impression que l'on marche sur la tête.
Est-donc vraiment utile de faire la "semaine du développement durable", si on est pas capable de gérer convenablement nos déchets ??
Plus l'atmosphère se réchauffe, et plus nous devenons frileux en matière d'environnement...
Et pourtant, les vraix enjeux sont là. Avec notre frénésie de consommation et notre quasi-absence de véritable politique de recyclage, le thème du respect de l'environnement et de l'exploitation des ressources naturelles est d'autant plus d'actualité.
J'ai le sentiment que nous sommes empêtrés dans un débat stérile, où l'on mélange allègrement intérêts de la société, croissance économique et intérêts privés. Tant que certains marchés de recyclage seront confiés à des sociétés privées (avec le profit comme centre d'intérêt), tant que le financement de l'élimination des déchets sera pris en charge par les collectivités locales ou territoriales, on assistera à des combats stériles, tel l'incinérateur de Fos/Mer qui oppose des maires de communes différentes (au lieu de les rassembler).
L'une des solutions consisterait à considérer le traitement des déchets comme un service public d'Etat, comme la police ou l'Education nationale. Les moyens financiers, matériels et humains seraient alors nationaux, répartis équitablement au prorata du nombre d'habitants sur les communes, et d'organisations présentes. Issus du budget national, l'action serait plus cohérente, chacun apportant ses compétences pour assurer un service efficace sur tout le territoire. On éviterait ainsi que près de 40 % de nos déchets ne soient mis en décharge à ciel ouvert, contre 1% pour l'Allemagne.
Et nos DEEE ? Même phénomène, même comportement.
- Qui peut savoir à quoi sert la fameuse "éco-participation" payée au vendeur lors de l'achat d'un matériel électrique ou électronique, lorsque beaucoup de magasins refusent de récupérer les machines obsolètes ?
- Qui peut savoir comment sont traités les DEEE ? Rien que le terme "Déchet" traduit notre regard méprisant pour ce qui reste du domaine de la Technologie Humaine Avancée... Se contente-t-on de recycler les matériaux qui les composent, en détruisant au passage toute la valeur ajoutée qui a servi à les créer, ou pratique-t-on (comme dans notre association) une véritable démarche de démantètelement et de revalorisation ?
De ce côté là, les Chinois ont parfaitement compris; tout est démonté minutieusement, trié et traité séparément, pour obtenir des matières réutilisables, de valeur.