Les gens qui participent à l'aventure de
l'eco-citoyenneté avec le Club NUMERIC forment une
véritable communauté, cette rubrique est
destiné à favoriser les échanges de
toutes sortes entre le Club NUMERIC et ses
bénéficiaires, membres, et chaque personne se
sentant concerné ou intéressé par
notre activité.
Ce souhait est sincère, mais cache une inquiétude. Mais de quoi parle-t-on ? Réponse : de l’environnement, une fois de plus et encore. Nous avons suivi avec attention les débats de la conférence de Copenhague, sur les engagements des pays riches à contribuer à diminuer le réchauffement de la planète. En aidant aussi financièrement les nations les moins favorisées à suivre notre bel exemple. Mais la montagne a accouché d’une souris ! Chacun est resté sur quelques vœux pieux, en promettant que demain, on rase gratis. Et au quotidien, on peut facilement s’apercevoir que l’idée d’économie de CO² ne se retrouve guère dans les comportements de consommation, pour les produits des Nouvelles Technologies. Téléphones portables que l’on stocke à la maison, ordinateurs portables toujours plus abordables, consoles de jeux toujours plus gadgets, les exemples d’accumulation de ces produits ne manquent pas. Mais pour produire ces appareils, il en aura fallu du CO², des métaux rares, ou des composants électroniques toxiques ! Et pour quoi ? Pour des photos ratées des copines de bahut, prises en rafale sur un téléphone portable, que l’on retrouvera stockés sur Facebook, et que personne ne regardera ; pour un jeu vidéo de combat à mort avec des monstres d’un autre âge, avec sang et viande au menu, sur une console de jeu toute neuve, mais déjà obsolète ?
… et là-bas, dans les forets, les brousses, les déserts ou les steppes, l’idée même d’un pc portable avec wi-fi n’est même pas encore à l’état de rêve, lorsque le courant électrique n’arrive pas partout ; la TNT numérique HD sur écran plat plasma se traduit par cassettes vidéo sur magnétoscopes VHS sur télévision écran cathodique de 41 cm, pour un public de 50 personnes. La conférence de Copenhague se traduit alors par : » Comment va-t-on pouvoir faire apprendre le traitement de texte aux 200 enfants de notre village africain, avec trois PC Pentium et une imprimante fatiguée ? «. C’est pour cela que les discours des grands dirigeants des pays industrialisés ne nous touchent guère. Au quotidien, c’est l’idée même d’aider les structures nationales ou étrangères à pouvoir travailler sur un équipement multimédia qui nous intéresse.
Et tant pis si on consomme du CO² pour aller récupérer des Pentium 4 dans les entreprises ; tant pis si on réchauffe la planète en livrant des écoles ou en acheminant des palettes d’ordinateurs par bateau ; notre souris aura accouché d’une montagne.